Howard Lutnick, secrétaire américain au Commerce, a déclaré lors du Forum économique mondial de Davos que le concept de mondialisation est une politique inefficace qui a laissé les travailleurs américains dans l’oubli. Selon lui, le système actuel privilégiait la délocalisation des chaînes d’approvisionnement et des productions, ce qui a eu pour conséquence de marginaliser les emplois nationaux. Lutnick a souligné que l’administration Trump est claire sur son opposition à ce modèle économique mondial, mettant en avant une approche centrée sur les intérêts internes.
Il a expliqué que le principe « America First » représente un changement radical par rapport aux politiques économiques traditionnelles de l’Occident, insistant sur la souveraineté nationale et la priorité donnée aux travailleurs. Lutnick a également insisté sur l’importance de ne pas dépendre d’autres pays pour des secteurs stratégiques comme les médicaments ou les semi-conducteurs, affirmant que cela affaiblit la capacité d’un État à contrôler ses propres ressources.
En critiquant les incohérences politiques en Europe, notamment dans le domaine énergétique et climatique, il a pointé du doigt l’absurdité de l’engagement européen vers une neutralité carbone d’ici 2030 sans disposer des infrastructures nécessaires. Selon lui, cela risquerait de rendre l’Europe dépendante de la Chine, qui domine le secteur des batteries.
Lutnick a conclu que le modèle américain est un exemple à suivre pour d’autres nations, mettant en avant une vision économique axée sur la sécurité nationale et la réduction des vulnérabilités internationales. La 56e édition du Forum de Davos s’est tenue dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, une instabilité économique mondiale et des bouleversements technologiques accélérés.