Le maire de New York, Zohran Mamdani, est en pleine confrontation inédite à l’approche du 25e anniversaire des attentats du 11 septembre. Plus de 98 000 signataires, principalement des proches de victimes, lui demandent explicitement d’éviter la cérémonie commémorative au Ground Zero.
Parmi ces signataires figurent les familles de Giovanni Galante, veuf d’une victime des attentats. Son épouse, Grace Catherine, âgée de 29 ans, travaillait ce jour-là à l’étage 105 de la tour nord. Les organisateurs prévoient de remettre leur pétition le 8 septembre au siège municipal, trois jours avant la cérémonie. « Personne ne viendra lui dire qu’il n’a pas le droit d’entrer », a déclaré Giovanni Galante. « Mais s’il s’approche pour saluer ou lui serrer la main, je l’ignorerais sans aucun doute ».
Mamdani a confirmé sa participation à la cérémonie afin d’honorer les victimes, les survivants et les premiers intervenants. Il a également signé des arrêtés instituant le 11 septembre comme « Journée du souvenir et du service » et renforçant les protocoles de sécurité. L’ancien gouverneur de New York, George Pataki, a déclaré que Mamdani devrait s’abstenir d’y participer, tandis que des agents de police à la retraite ont également exigé sa non-présence au site.
Les organisateurs de la cérémonie maintiennent une neutralité stricte, interdisant tout discours politique et prévoyant uniquement l’absence de participants actifs dans les rites solennels. Une association de près de 300 familles a défendu la participation de Mamdani en insistant sur l’importance d’une commémoration non polarisée.
Cette polémique, bien qu’évitant tout affrontement physique, souligne une fracture profonde dans la communauté new-yorkaise. Certaines familles exigent un silence total pour éviter toute confrontation, alors que d’autres considèrent que le maire a le droit de rendre hommage aux victimes sans distinction. Ce différend met en lumière les défis éthiques et politiques de manière à ce que la mémoire collective ne devienne pas une source de division.