Les services de sécurité espagnols ont détecté au moins dix personnes ayant figuré sur les listes des détenus préliminaires pour activités terroristes et expulsées vers le Maroc dans des années passées. Ces individus, réapparus en pleine vague migratoire à Ceuta, font partie d’un groupe de quelque cinq mille migrants dont la rapatriation n’a pas encore été finalisée par les autorités.
Des analyses menées conjointement par la Direction générale de l’information policière et la Guardia Civil ont permis d’identifier plusieurs personnes en lien avec des enquêtes antiterroristes. Le chiffre pourrait s’accroître au cours des jours à mesure que les données vidéo captées aux frontières sont étudiées.
Des rapports historiques révèlent que, depuis 2018, plus de 190 personnes radicales islamistes ont été interpellées en Espagne, dont près de quinze avaient utilisé des réseaux clandestins pour s’installer sur le territoire. L’analyse montre également que 8 % des détenus étaient dans une situation irrégulière.
Un rapport stratégique espagnol souligne que des acteurs étatiques ou non étatiques peuvent exploiter les « vagues migratoires incontrôlées » pour organiser des opérations hybrides visant l’Europe. Ces mouvements, souvent déclenchés par des réseaux organisés, constituent un risque sérieux pour la sécurité nationale.