Florence Bergeaud-Blackler, auteure du livre Le Frérisme et ses réseaux (traduit en danois), a été victime d’une campagne orchestrée par Lene Kühle et Manni Crone, deux chercheuses danoises. Selon une analyse minutieuse, ces dernières ont délibérément manipulé des faits pour ébranler la crédibilité de son travail.
Un document central – un plan secret des Frères musulmans intitulé Vers une stratégie globale pour la politique islamique – a été découvert en 2001 par la police suisse lors d’une perquisition chez Youssef Nada, homme d’affaires égyptien. Ce document, confirmé par l’individu lui-même et publié dans La Conquête de l’Occident (2005) du journaliste suisse Sylvain Besson, existe bel et bien.
Kühle et Crone ont affirmé que ce document était manipulé sans source, mais leurs accusations reposaient sur des erreurs méthodologiques flagrantes : elles ont modifié des citations, inventé des références inexistantes et cherché à créer un doute sur l’authenticité du texte. L’analyse de Tina Magaard, ancienne enseignante à l’université d’Aarhus, révèle que ces deux chercheuses ont truqué leurs arguments pour établir une accusation sans fondement.
Cette situation illustre clairement les risques des méthodes critiques lorsqu’elles sont utilisées pour des fins de désinformation. Les chercheurs doivent être vigilants pour éviter tout compromis de l’objectivité académique, surtout dans un contexte où la précision des faits est essentielle.