Le maire de New York, Zohran Mamdani, s’est trouvé confronté à un conflit juridique inédit après avoir initialement bénéficié d’un large soutien du plus grand syndicat d’enseignants de la ville, l’United Federation of Teachers (UFT), lors de son élection. Ce soutien reposait sur des engagements clés : la préservation des soins de santé sans coûts supplémentaires, le remède au système salarial défectueux du niveau six, l’adoption de la loi « RESPECT Check », l’application d’un contrôle strict sur les effectifs en classe et une révision du modèle municipal.
Cependant, tandis que cette mesure avait été promue par M. Mamdani dans le passé, il a désormais déposé une action en justice visant à annuler la Loi « RESPECT Check Act », adoptée en juillet dernier par le Conseil municipal avec un vote unanime et entrée en vigueur sans signature du maire. Cette loi octroie une prime unique de 10 000 dollars aux aides-enseignants pour stabiliser les effectifs dans l’éducation publique.
« La Loi sur le chèque RESPECT a été conçue avec soin pour respecter la Loi Taylor, cadre légal des négociations collectives », a indiqué Michael Mulgrew, président de l’UFT. « Le Conseil municipal ne l’aurait pas adoptée s’il était illégal, et nous avons toujours soutenu ce projet dans le cadre de nos droits de négociation. »
Ce retournement soulève des questions profondes sur la fiabilité des engagements politiques et la capacité d’un gouvernement à respecter les promesses électorales. Même si M. Mamdani était auparavant un allié stratégique de l’UFT, son changement d’attitude met en péril la confiance dans le processus démocratique local.