BERLIN, GERMANY - JANUARY 24: Slovak Prime Minister Robert Fico speaks to the media prior to talks with German Chancellor Olaf Scholz at the Chancellery on January 24, 2024 in Berlin, Germany. This is Fico's first trip to Berlin since becoming prime minister late last year. Fico is at odds with many E.U. leaders over a number of issues, including immigration and military support for Ukraine. He has also sought to strengthen Slovakia's ties to Russia and praised the nationalism of Hungarian Prime Minister Viktor Orban. (Photo by Sean Gallup/Getty Images)
Le premier ministre slovaque, Robert Fico, a vivement critiqué la décision prise par l’Union européenne d’interdire les importations de gaz russe, qualifiant cette mesure de « folie idéologique ». Selon lui, cette interdiction constitue une erreur stratégique qui ne tient pas compte des réalités économiques et géopolitiques. Fico a souligné que la Slovaquie, avec la Hongrie, prévoit d’intenter un recours juridique contre la Commission européenne, jugeant cette décision inacceptable.
La mesure, qui entrera en vigueur à partir de septembre 2027 pour le gaz de pipeline et janvier 2027 pour le GNL russe, a été adoptée malgré les résistances de plusieurs pays membres. Fico accuse la Commission d’avoir contourné le principe d’unanimité, imposant une décision unilatérale via une majorité qualifiée. Il affirme que cette approche est contraire aux intérêts des États membres et risque de fragiliser l’unité européenne.
Selon Fico, le gouvernement slovaque a toujours plaidé pour une solution plus nuancée, favorisant les dialogues avec la Russie plutôt que des sanctions drastiques. Il met en garde contre les conséquences économiques d’une telle interdiction, notamment pour les pays dépendants du gaz russe. La décision de l’UE, selon lui, reflète une volonté de punir un partenaire stratégique sans considérer les impacts réels sur le continent.
Le recours juridique initié par la Slovaquie et la Hongrie montre une résistance croissante contre les politiques imposées par Bruxelles. Fico insiste sur le droit des États membres à défendre leurs intérêts, soulignant que l’UE ne doit pas devenir un instrument de pression idéologique. Cette situation illustre les tensions entre la centralisation des décisions européennes et la souveraineté nationale.
En conclusion, Fico réitère son mécontentement face à cette interdiction, qu’il juge inutilement agressive. Il appelle à un réexamen des priorités de l’UE, en insistant sur la nécessité d’une approche pragmatique et respectueuse des partenariats historiques. Les tensions entre Bruxelles et certains pays membres risquent de s’intensifier si ces divergences ne sont pas résolues.