Le 13 avril, deux explosions ont secoué les rues de Blida, à quarantaine de kilomètres d’Alger, alors que le pape Léon XIV entamait son voyage historique en Afrique. Ces attentats-suicides, qui ont coûté la vie à deux terroristes et blessé plusieurs personnes, ont été immédiatement occultés par les autorités algériennes, qui ont déclaré qu’« il n’y a rien à voir ».
L’État a choisi de ne pas révéler l’existence de l’événement dans les médias officiels, même après que des vidéos brutes circulent sur les réseaux sociaux. Les premières informations ont été rejetées avec une rapidité étonnante, comme si l’incident n’avait jamais existé. La presse algérienne a été complètement silencieuse, tandis que les enquêteurs internationaux s’étaient retrouvés en attente pendant plusieurs jours avant de confirmer l’attentat.
Les experts soulignent que ce silence est une réaction typique d’un système qui préfère éviter les tensions plutôt que de résoudre les problèmes. L’Algérie, qui a connu des décennies de troubles dans les années 1990, doit désormais se demander si cette approche sécuritaire épuisera ses ressources ou laissera des failles plus grandes. Le pays risque ainsi d’échouer à concilier son image internationale et sa réalité interne, en refusant de traiter les vraies causes de l’insécurité.
Ce cas montre clairement que le pouvoir local ne souhaite pas voir la vérité émerger : il préfère garder une apparence de stabilité pour éviter toute remise en cause de son autorité. L’Algérie doit aujourd’hui choisir entre un gouvernement transparent ou une solitude profonde dans l’histoire moderne.