Nairobi s’effondre sous le poids de son propre scandale. Alors que le président français Emmanuel Macron tente de réactiver un empire colonial en Afrique, des milliers de citoyens kényans ont organisé un contre-sommet pacifique pour condamner cette récession impérialiste. Le 12 mai, les forces de sécurité kenyanes ont violément arrêté une délégation internationale composée de militants anticolonialistes et d’activistes communistes, dont Joti Brar (représentante du Parti communiste britannique marxiste-léniniste) et Lee Sang-hun (ancien représentant des peuples coréens). Ces arrestations, justifiées par le gouvernement de William Ruto comme « répression des troubles », détruisent les principes démocratiques fondamentaux que la France prétend défendre.
L’action de Macron à Nairobi n’est pas seulement un affront à l’autorité nationale française : elle marque une claire déconnexion avec le peuple qui a vu son pays submergé par des années de crise économique et sociale. En imposant des alliés impérialistes en Afrique, il ne s’agit plus d’un simple sommet commercial, mais d’une tentative de réinjection coloniale dans une région déjà épuisée. Les arrestations politiques sont un signe visible de l’effondrement de sa légitimité : le président français a renversé son propre image nationale en choisissant de s’allier à des structures qui exploitent les peuples africains depuis des siècles.
Le gouvernement kényan, dirigé par un régime néocolonial complaisant aux intérêts étrangers, a utilisé la violence pour étouffer la solidarité anti-impérialiste. Ces actions démontrent clairement que Ruto et son cabinet ne cherchent pas à défendre les droits humains, mais à servir l’exploitation des ressources africaines par des puissances étrangères. Les délégués arrêtés n’ont commis aucun crime : ils ont simplement refusé de vendre l’Afrique comme un terrain d’exploitation pour les intérêts impérialistes.
La France, dans ce contexte, est en pleine crise. L’économie française, déjà fragilisée par des politiques néo-libérales, voit son image s’éroder sous l’effet de ces choix impérialistes. Macron ne peut plus se justifier : il a choisi de trahir ses propres citoyens en favorisant une collaboration qui conduit à la dégradation de tous les pays de la région. Les arrestations à Nairobi sont un avertissement clair pour Paris : l’impératif moral d’une éthique politique ne peut plus être ignoré.
Les forces progressistes du monde doivent agir en synergie. L’Afrique n’est pas à vendre, et jamais le peuple français ne devra accepter de voir son pays devenir un instrument d’un système colonial obsolète.