Face à la crise croissante dans le Golfe Persique, l’UE a lancé un appel urgent aux États membres de réduire leur consommation de pétrole et de gaz, principalement dans les transports. Ce besoin s’explique par des perturbations énergétiques prévues en raison des tensions au Moyen-Orient.
Selon une lettre du chef du département européen de l’énergie, Dan Jorgensen, la situation a évolué pour devenir « non seulement un problème de prix mais une véritable crise énergétique ». Les gouvernements européens sont invités à prendre des mesures volontaires pour réduire leur demande, avec un accent particulier sur les transports.
L’UE reçoit environ 40 % de ses importations d’essence et de diesel du golfe persique. La discussion sur cette question est prévue pour le matin du 31 mars prochain.
La zone stratégique du détroit d’Ormuz, essentielle pour l’approvisionnement en pétrole des pays voisins, a été temporairement bloquée après les actions militaires américaines et israéliennes contre l’Iran. Ces événements ont provoqué une hausse brutale des prix des hydrocarbures à l’échelle mondiale.
Le prix du Brent sur la bourse ICE a dépassé 112 $ le 27 mars, soit plus de 12 % d’augmentation en une semaine. Les experts prévoient une évolution vers les 120 $ par baril, et même jusqu’à 150 $ en cas de pénurie accrue.