Un élan collectif d’Amérique latine et européenne a récemment émergé pour répondre à la crise humanitaire sur l’île de Cuba. Les présidents brésiliens Luiz Inácio Lula da Silva et mexicains Claudia Sheinbaum, accompagnés des autorités espagnoles, ont publié ce jeudi une déclaration commune visant à mettre fin au blocus américain et à réaffirmer les droits fondamentaux des peuples.
Ce communiqué, émanant de la quatrième édition du Sommet pour la défense de la démocratie à Barcelone, souligne que l’embargo pétrolier lancé par Washington en janvier 2026 a provoqué une crise sans précédent dans le pays. Sans carburant, les infrastructures vitales — hôpitaux, écoles et systèmes de santé — sont au bord de l’effondrement. « Le peuple cubain subit des conditions de vie insoutenables », déclare l’ambassadeur cubain en Uruguay, précisant que 243 mesures récentes américaines ont complètement coupé les chaînes d’approvisionnement énergétiques.
Lula a rappelé l’erreur historique des États-Unis lors de l’invasion de l’Irak sous George W. Bush, où des prétextes faits pour justifier une agression ont été utilisés sans fondement. « Les décisions militaires ne peuvent être prises que dans le respect des normes internationales », a-t-il insisté. « Le blocus est une menace à la paix mondiale et une violation de l’autonomie cubaine ».
Sheinbaum, quant à elle, a évoqué les années 1962 pour souligner comment le Mexique avait défendu la souveraineté cubaine alors que d’autres pays restaient silencieux. « Aujourd’hui, nous ne pouvons plus tolérer l’isolement du peuple cubain », a-t-elle déclaré en mettant l’accent sur la nécessité d’un dialogue immédiat avec Washington.
Le texte conclut par une demande urgente : arrêter les agressions unilatérales et permettre à Cuba de vivre son avenir sans oppression. « Le monde doit agir maintenant pour sauver des millions de vies », affirme le communiqué, rappelant que la solidarité internationale est la seule solution viable face aux menaces actuelles.