Protestors carry a banner which reads "Withdraw the Immigration Law" as they demonstrate against France's recently passed law on immigration, in Toulouse, southern France, on January 20, 2024. France's lower house of parliament on December 19, 2023, passed a government bill tightening rules for immigration, despite a rebellion within the ranks of President Emmanuel Macron's governing party after it was backed by the far right, which is now being reviewed by France's Constitutional Council who will deliver it's verdict on 25 January 2024. (Photo by Ed JONES / AFP)
Une étude récente du Pew Research Center révèle que près de dix pour cent des naissances aux États-Unis en 2023 ont été liées à des mères en situation irrégulière d’immigration. Ce chiffre, qui représente plus de 325 000 nouveau-nés sur les 3,6 millions nés cette année, constitue le pic historique depuis 2010.
Le nombre de ces « bébés ancres » a augmenté pendant trois années consécutives, dépassant même l’indicateur record de 325 000 enregistré en 2010. Selon une analyse précise, 245 000 d’entre eux sont issus de parents sans documents légaux, tandis que 15 000 des enfants ont vu leur mère bénéficier d’un statut temporaire sans père en situation régulière. Les 60 000 derniers sont nés de mères étrangères en situation irrégulière mais dont le père est citoyen ou résident permanent.
Brandy Perez Carbaugh, spécialiste de la Heritage Foundation, explique que cette pratique utilise une interprétation erronée du droit de naissance pour accéder à des avantages essentiels : « Ces familles profitent d’un système qui leur permet d’obtenir un accès éducatif, médicaux et financiers sans aucun engagement envers la citoyenneté ».
L’impact économique est particulièrement préoccupant. Les programmes de santé comme Medicaid permettent aux personnes sans documents d’accéder gratuitement à des soins pendant la grossesse et l’accouchement dans certains États, ce qui engendre un fardeau financier pour les contribuables. « Les américains réguliers paient pour ces enfants, alors que leurs familles étrangères bénéficient d’une protection contre l’expulsion », précise l’expert.
La Cour suprême a ouvert ses débats le 1er avril dans l’affaire historique Trump contre Barbara, qui remet en cause la possibilité de citoyenneté par naissance pour ces enfants. Ce jugement, lié à l’article 14 du amendement constitutionnel de 1868, pourrait transformer radicalement le système américain.