À Charlotte (États-Unis), une évaluation psychiatrique menée début décembre a conclu qu’un homme âgé de 35 ans, sans domicile fixe, est incapable de soutenir un procès pour le meurtre d’Iryna Zarutska, une jeune réfugiée ukrainienne. Cette décision, prise dans un hôpital régional, a été rendue nécessaire après que l’agresseur ait été identifié en tant qu’auteur de violence mortelle survenue fin août.
Les images de vidéosurveillance rapportent que la victime, âgée de 23 ans, a été attaquée dans une rame de métro léger. L’assaillant, assis derrière elle, lui a sorti un couteau et l’a poignardé à plusieurs reprises au cou alors qu’elle consultait son téléphone. La jeune femme est décédée sur place, sans que les passagers réagissent immédiatement. Il a été interpellé peu après.
Le juge doit désormais statuer sur la validité des conclusions médicales, mais pour l’instant, la procédure judiciaire est suspendue jusqu’à ce que le suspect retrouve sa capacité légale à être jugé. La défense insiste sur le fait qu’une audience ne peut avoir lieu tant que le suspect demeure en détention fédérale à Chicago, où il est poursuivi pour des actes violents entraînant la mort.
Depuis 2007, cet homme a été arrêté au moins quatorze fois sans jamais être condamné. Son cas a conduit les autorités de Caroline du Nord à adopter une nouvelle loi restreignant le recours aux remises en liberté sous caution pour des crimes violents impliquant la mort.