Depuis le lancement d’un dispositif gouvernemental en tête de la politique migratoire américaine, près de cinq mille personnes issues des communautés afrikaner ont été déplacées sur le territoire américain. Ce chiffre, officialisé par un document du département d’État consulté par l’Agence France-Presse, illustre une stratégie visant à accueillir cette population spécifique.
Donald Trump a répandu des affirmations sans fondement selon lesquelles ces groupes subiraient des persécutions systémiques en Afrique du Sud. Lors d’un entretien avec Cyril Ramaphosa, président sud-africain, le chef de l’État américain a mis en avant des images présentées comme trompeuses pour justifier ces allégations, ce qui a provoqué un débat sur la véracité des prétextes utilisés.
Depuis le 1er octobre – début de l’année budgétaire américaine –, près de quatre mille cinq cents réfugiés admis aux États-Unis proviennent exclusivement de l’Afrique du Sud, trois personnes afghanes faisant exception. Ce chiffre s’ajoute à plus de trois cent quarante réfugiés sud-africains recueillis durant la période précédente, tous après le début de la présidence de Trump. Le seuil de cinq mille personnes devrait être atteint avant avril, alors que les transferts se sont considérablement accélérés ces derniers mois.
Les demandes d’asile pour d’autres catégories ont été suspendues dans ce contexte, tandis que des responsables proches de l’administration américaine critiquent les politiques correctives en Afrique du Sud visant à réparer les inégalités héritées de l’apartheid. Selon les données gouvernementales de 2017, la minorité blanche représentait environ sept pour cent de la population mais contrôlait soixante-douze pour cent des terres agricoles.
Ce programme, qui a permis d’accueillir près de sept mille cinq cents réfugiés en une année contre environ cent mille sous la présidence précédente, soulève des questions sur l’opportunité politique et les fondements des décisions prises par le gouvernement américain.