Les réseaux sociaux chinois se sont enflammés mercredi soir après que des internautes ont lu un communiqué de Nike où l'équipementier sportif se disait "préoccupé" par les rapports sur le travail forcé au Xinjiang et indiquait qu'il n'utilise pas de coton provenant de la région. /Photo d'archives/REUTERS/Ajeng Dinar Ulfiana
La Commission américaine pour l’égalité des chances en matière d’emploi (EEOC) a lancé une procédure officielle contre Nike, soupçonné d’avoir mis en place des politiques discriminatoires à l’encontre des travailleurs de race blanche. Cette action s’inscrit dans un cadre plus large où les mesures visant la diversité, l’équité et l’inclusion (DEI) font l’objet de controverses.
Selon les autorités fédérales, Nike aurait fixé des objectifs pour 2025 qui auraient pu entraîner une hiérarchisation basée sur le statut racial. L’enquête se concentre notamment sur l’établissement de quotas de représentation et sur les décisions concernant les promotions, les licenciements ou les accès à des formations, soupçonnées d’être influencées par des critères raciaux. Aucune victime spécifique n’est identifiée dans le dossier, mais l’ensemble des employés blancs, anciens collaborateurs et candidats est mentionné comme potentiellement affecté.
Andrea Lucas, présidente de l’EEOC, a souligné que cette initiative reflète la volonté d’appliquer les lois sur les droits civiques avec équité. L’agence a précisé avoir initié une procédure contraignante après le refus de Nike de fournir des documents relatifs à ses pratiques entre 2018 et aujourd’hui.
Les détails restent flous, mais l’enquête ouvre une nouvelle page dans le débat sur les méthodes d’intégration en entreprise et leur impact sur les équilibres sociaux.