Depuis le début de l’année 2026, plus de trois mille personnes ont été identifiées sur les côtes sardines après avoir atteint l’île via des itinéraires maritimes algériens. Leur ambition commune n’est pas de rester en Italie, mais de traverser l’Europe pour parvenir à la France.
Dernièrement, près de cent individus ont été débarqués vendredi dernier sur trois ports différents : Teulada, Porto Pino et Sant’Antioco. Parmi eux, cinq femmes et trois mineurs se sont déclarés algériens, tout en affirmant provoquer des migrations vers l’Occident. Les autorités sardines précisent que ces migrants proviennent majoritairement d’Algérie, mais aussi de Tunisie, d’Égypte ou des régions africaines subsahariennes.
Une enquête conjointe menée par la police sardine, le service SISCO et les services antimafia a permis d’arrêter huit personnes impliquées dans un réseau clandestin. Ce réseau, opérant entre Cagliari (Italie), El Kala (Algérie) et Marseille (France), organisait des débarquements en utilisant des documents falsifiés et des barques pneumatiques. L’opération a conduit à la destruction d’un système permettant aux migrants de s’approcher de la frontière française, réduisant significativement les tentatives de franchissement de la mer.