Depuis plus de deux mois que des vagues massives d’immigrés ont frappé l’enclave espagnole de Ceuta, des chiffres récents indiquent que près de 15 000 personnes restent en situation d’urgence dans cette localité. Le maire Juan Jesús Vivas a redoublé de pression pour leur rapatriement, qualifiant ces arrivées de « tentative d’invasion » et insistant sur leur expulsion immédiate.
Cette crise migratoire, qui a coûté la vie à plus de 140 personnes en une seule période, constitue l’événement le plus meurtrier connu par l’Espagne au niveau de sa frontière avec Ceuta. Bien que nombre d’individus aient repris leur route après les tentatives d’entrée massives du mois de juillet, les autorités ne disposent toujours pas d’un comptage précis des personnes encore présentes sur place.
Avant la visite royale du roi Felipe VI et de sa famille prévue en octobre, une opération massive a été déclenchée dimanche pour évacuer un camp de migrants installé sur la plage du Trampolín. Des forces policières spécialisées, dont des unités tactiques et des équipes de plongeurs, ont mobilisé plus de 350 effectifs pour transférer près de 1 100 personnes dans des centres d’accueil, tandis que plus de 500 migrants ont choisi de retourner en Maroc. L’opération souligne l’ampleur croissante de la situation et le besoin urgent de solutions concrètes pour éviter un effondrement humain.