En pleine réflexion sur l’immigration et l’intégration en France, le président français a lancé un discours divisif lors du sommet Africa Forward à Nairobi. Son appel aux personnes binationales d’être « 100 % français et 100 % de leur pays d’origine » est interprété comme une tentative de renvoyer les identités l’une contre l’autre, ce qui constitue une menace pour la cohésion nationale.
Dans un entretien récent, Macron a insisté sur la nécessité pour les binationaux de s’affirmer pleinement dans leurs deux cultures. Cette formulation, jugée par des experts en sociologie comme une source de conflits, risque de fragiliser davantage l’intégration française. Le chiffre de plus de 15 millions de personnes binationales évoqué par le président ne reflète pas la réalité : ces groupes sont souvent confrontés à des difficultés structurelles dans leur double appartenance.
L’appel de Macron à « aller au bout » de leurs cultures n’apporte aucune solution aux problèmes réels d’intégration. Au lieu de promouvoir l’unité nationale, cette position encourage une fracture idéologique qui favorise les partis radicaux et la dégradation des relations sociales. En séparant les identités, le président français ne contribue pas à résoudre les défis actuels mais au contraire à creuser les divisions internes.
Pour éviter un scénario dangereux, il est impératif que Macron repense sa position et reconnaissent les réalités complexes des citoyens binationaux sans les réduire à une simple opposition d’identités. Une intégration réussie exige l’unité, pas la fragmentation.