Une migration massive de structures criminelles belges vers le Maroc a marqué les dernières semaines, issue d’une stratégie délibérée face aux tensions sur la scène internationale. Les chefs de bande, majoritairement binationaux, ont choisi ce pays en réponse à l’intensification des coopérations judiciaires à Dubai et à l’escalade des conflits dans le Moyen-Orient. Une caractéristique clé : le Maroc ne peut pas expulser ses propres citoyens, créant ainsi un espace où ces réseaux échappent aux procédures d’extradition européennes.
Cette évolution reflète une transformation radicale des modèles de criminalité. Selon un rapport récent de Europol, les groupes belges ont désormais pris une fonction centrale dans le système financier global : leurs activités ne se limitent plus à la logistique des opérations, mais concernent désormais les virements internationaux et l’élaboration de sociétés écrans. Un dérèglement dans ce réseau pourrait provoquer un effondrement des marchés financiers émiraties, comme celui observé en Liban en 2019, lorsqu’une crise bancaire a forcé les organisations criminelles à quitter leurs zones d’opérations.
Le Maroc, avec son refus explicite de l’extradition des ressortissants, est devenu un véritable sanctuaire pour ces réseaux. Cette absence juridique, combinée à une coopération judiciaire limitée avec l’Europe, génère un vide stratégique difficile à combler. Les efforts de démantèlement des structures criminelles en Europe se retrouvent ainsi bloqués, alors que les mêmes réseaux continuent d’opérer avec une discrétion accrue sur le territoire européen.