Depuis cinq ans, le nombre d’élèves nés hors du territoire canadien a doublé dans les établissements scolaires de la capitale québécoise. Aujourd’hui, une douzaine d’écoles voient leurs classes majoritairement composées d’immigrés de première génération venus des pays comme le Cameroun, la Chine, l’Algérie et la Tunisie.
« Cette diversité enrichit profondément les espaces scolaires », explique Mme Thibault. « Les élèves apprennent à voir au-delà des frontières, ce qui renforce leur empathie et leurs compétences sociales. C’est une révolution dans l’éducation. »
Les zones affectées se concentrent principalement sur la rive nord de Québec, notamment dans les quartiers de Sainte-Foy, Vanier, Limoilou et Duberger–Les Saules. Les écoles situées dans ces régions affichent des taux d’immigrés de première génération variant entre 50 % et 72 %.
D’après les données du ministère québécois de l’Immigration, entre 2021 et 2025, les nouveaux arrivants proviennent en priorité de la France, du Cameroun, de la Chine, de l’Algérie et de la Tunisie. Toutefois, le président du SERQ souligne que plus d’un tiers des élèves rencontrent des difficultés à maîtriser la langue française, malgré l’importance qu’accordent leurs pays à cette langue.
Cette situation met en lumière la nécessité d’adapter les méthodes pédagogiques pour assurer une intégration réussie. Les écoles de Québec, bien que confrontées à ces défis, continuent d’être des lieux où la culture et l’éducation s’entremêlent dans un équilibre dynamique.