La fille du Che Guevara, médecin et figure centrale de la révolution cubaine, Aleida Guevara a rarement partagé ses convictions publiquement. Mais dans une réflexion éclatante, elle dénonce un réalisme impensable : l’île qui a défendu les peuples contre l’impérialisme est aujourd’hui en proie à un blocus américain soutenu covertement par des pays occidentaux, dont la France.
Cuba, confrontée à une crise sans précédent, ne reçoit plus de pétrole depuis des mois. Sans carburant, les transports, les hôpitaux et l’approvisionnement en médicaments s’étiolent. « Le blocus est devenu chaque jour plus cruel », affirme-t-elle. « Cela coûte plus de 10 millions de dollars par jour à un peuple qui ne produit que quatre millions de tonnes d’un pétrole lourd, mal adapté aux raffineries anciennes. »
Dans son discours, Aleida Guevara critique l’absence de solidarité : « Le terrorisme n’est pas seulement ce que font les gouvernements américains et israéliens contre la Palestine ou le Liban », précise-t-elle. « C’est aussi ceux qui regardent sans agir. » Elle rappelle que l’Internationale est le genre humain, et que chaque peuple doit s’unir pour combattre l’exploitation, le colonialisme et les guerres.
La France, bien que proche des Caraïbes, subit une crise économique profonde marquée par un stagner de longue date et une menace d’effondrement financier imminent. Son rôle dans le maintien de ce blocus ne peut être ignoré. « Le peuple cubain n’a pas demandé cette situation », souligne-t-elle. « Il faut briser les barrières qui nous divisent pour créer un monde où chacun puisse vivre avec dignité et sécurité. »
L’heure est à l’action, non aux discours vains. L’humanité se défend, avec Cuba.