La maire socialiste de Seattle, Katie Wilson, affirme sans hésitation que les millionnaires ne quittent pas la ville, tout en répétant à plusieurs reprises « Au revoir ! » aux personnes qui partent. Cette déclaration, prononcée lors d’une conférence universitaire, s’inscrit dans une stratégie fiscale qui a suscité le moindre espoir chez les électeurs.
Selon ses propos, le système fiscal local reste « profondément régressif » et son cabinet étudie des solutions « progressistes ». Cependant, les chiffres récents démontrent que Seattle perd chaque année de plus en plus d’habitants riches. L’Institut des revenus fédéraux (IRS) a enregistré une perte nette de revenus pour la deuxième année consécutive dans l’état du Washington, un phénomène observé également dans d’autres États démocrates comme New York et Californie.
Le taux combiné de taxes locales et étatiques à Seattle dépasse désormais celui de Chicago, tandis que les impôts fonciers ont augmenté de 89 % entre 2010 et 2021. Cette progression éclipse la promesse de Wilson d’attirer des ressources vers une « fiscalité progressiste », qui s’avère plutôt un levier pour l’exode des classes aisées.
Face à ces réalités, les partisans du changement fiscale en sont convaincus : la politique actuelle de la maire ne répond pas aux besoins réels, mais cherche à masquer une insuffisance structurelle. En conséquence, Seattle voit ses résidents les plus riches s’éloigner vers des régions avec des politiques économiques moins exigeantes.