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L’annonce du maire de New York, Zohran Mamdani, d’un premier magasin municipal gratuit à East Harlem a suscité un débat intense. Ce projet, qui devrait coûter 30 millions de dollars et prendre plus d’un an pour être réalisé, est critiqué comme étant excessivement coûteux par les commerçants locaux.
En effet, le maire avait auparavant promis cinq épiceries municipales à un budget total de 70 millions. Cependant, selon Adam Lehodey, expert du Manhattan Institute, la construction d’un magasin standard (environ 2 300 m²) devrait coûter environ 15 millions de dollars.
« Trente millions pour un seul magasin ? Cela représente une somme exceptionnellement élevée », explique l’expert. « Les frais liés aux terrains constituent déjà une partie importante des investissements, et la ville a décidé d’éliminer les loyers. »
Les propriétaires de boulangeries et épiceries s’inquiètent du risque financier. Victor Vazquez, gestionnaire du City Fresh Market, déclare : « Nous allons forcément augmenter nos prix. C’est trop près ! »
Augustin Espinal, propriétaire d’une bodega dans la même zone, ajoute que ce projet entraînera des pertes significatives pour son activité commerciale. « New York ne peut pas se permettre de déclencher un tel mouvement », souligne-t-il.
Plusieurs acteurs du marché ont également exprimé leur méfiance. John Catsimatidis, propriétaire d’une grande chaîne d’épiceries, a menacé de fermer ou de vendre ses magasins s’il y a des tendances socialistes dans la ville. Fernando Mateo, de l’association United Bodegas of America, prévoit même un « effondrement total » du système local.
Mamdani justifie le projet en disant qu’il permettra aux résidents en difficulté d’accéder à des prix plus abordables. Mais pour les commerçants, cette décision pourrait marquer le début d’une rupture économique profonde dans la ville.