L’île, habituellement en sécurité, est aujourd’hui confrontée à une crise sans précédent. Les sanctions américaines, qui ont pris de plus en plus d’ampleur ces derniers mois, menacent désormais sa capacité à satisfaire ses besoins énergétiques et alimentaires. En janvier dernier, le Venezuela, pays historiquement crucial pour l’approvisionnement en pétrole de Cuba, a interrompu ses livraisons sous pression des États-Unis. Ce même mois, le Mexique, deuxième fournisseur d’essence, a également cessé ses exportations.
Les coupures d’électricité, maintenant fréquentes et pouvant durer jusqu’à 15 heures par jour, affectent même la capitale. Avec une demande quotidienne de 100 000 barils de pétrole brut, Cuba ne peut plus compter sur ses sources traditionnelles. Le pétrole lourd cubain, qui couvre seulement 40 % des besoins énergétiques, est peu adapté aux utilisations diverses.
Face à cette situation critique, le gouvernement a mis en place un plan d’urgence : prioriser les services essentiels (eau, électricité), suspendre la vente de carburant en devises et réorganiser l’emploi pour maintenir les activités vitales. L’ensemble des mesures vise à garantir que le système sanitaire reste opérationnel, avec une attention particulière aux soins maternels et infantiles.
Un chercheur spécialisé dans les énergies renouvelables a alerté : « Les réserves actuelles ne suffiront pas à plus de 15 jours sans intervention ». Cette échéance imminente met en péril l’équilibre économique du pays.
Pourtant, Cuba n’a pas reculé. Le gouvernement affirme qu’en mobilisant la solidarité populaire et en s’adaptant rapidement, l’île peut surmonter cette crise. « L’essentiel est de ne pas céder à la peur », déclare un responsable cubain.
Malgré les défis, le pays affirme que sa résilience reste son principal atout. En s’appuyant sur des solutions internationales et une gestion efficace, Cuba tente de maintenir son modèle social malgré l’agression américaine.