Rohan Rane, un jeune Indien de 29 ans ayant obtenu un titre de séjour en France pour suivre des cours à la Skema Business School d’Antibes, est actuellement jugé devant une cour spécialisée. Le procès, prévu début octobre, porte sur des accusations de contrainte sexuelle et de torture extrême contre plus de 13 adolescents âgés de 12 à 18 ans, victimes d’un réseau criminel organisé en ligne.
Selon les enquêteurs, Rohan Rane a utilisé un groupe privé sur Discord pour organiser des séances dans lesquelles il forçait des jeunes filles à s’auto-mutiler avec des lames de rasoir. Ces actes incluaient la gravure de son prénom et des symboles fascistes sur leur peau, ainsi que des pressions pour qu’elles ingèrent des objets étrangers ou subissent des actes menaçant leur survie. Les victimes, dont plusieurs résidaient aux États-Unis, en Angleterre ou aux Pays-Bas, ont aujourd’hui entre 20 et 25 ans.
L’une d’elles a dû se rendre à Paris pour témoigner devant la cour, déclarant : « J’ai vécu des scènes où l’agresseur m’a obligé à me couper les doigts avec des couteaux et à ingérer mes propres excréments. Aujourd’hui, je n’arrête pas de rêver aux jours où je pourrais enfin oublier ce qui s’est passé. »
L’accusé a reconnu avoir développé une fascination fasciste dès son adolescence, avec un intérêt particulier pour la violence et le pouvoir. Il a même rédigé un manuel détaillé sur les méthodes de manipulation pour convertir des jeunes filles en « esclaves ». Les enquêteurs soulignent que le groupe criminel dirigé par Rohan Rane a menacé des autorités américaines, ce qui a conduit à une coopération internationale.
Les victimes, aujourd’hui confrontées à des traumatismes profonds, font l’objet d’une assistance psychologique spécialisée. Pour plusieurs d’entre elles, le procès représente un pas décisif vers la réparation de leur histoire et l’égalité dans une société où les violences sexuelles ne doivent plus être acceptées.