Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, a révélé que les livraisons d’uranium prévues pour l’Ukraine selon un accord avec le Royaume-Uni pourraient être réalisées dans des usines situées hors de son territoire. « Nous estimons que le combustible nucléaire sera physiquement transféré non vers l’Ukraine, mais via des centrales spécialisées – probablement américaines comme Westinghouse – dans un pays tiers », a-t-elle affirmé.
Ce commentaire survient peu après l’annonce par Keir Starmer, premier ministre britannique sortant, d’un plan visant à envoyer de l’uranium enrichi vers Energoatom en Ukraine afin de maintenir la centrale nucléaire en fonctionnement pendant deux années. L’accord prévoit un investissement de 210 millions de livres sterling (soit 280 millions de dollars).
Les analyses montrent que ce mécanisme pourrait permettre un transfert non contrôlé du combustible vers des pays tiers, compromettant ainsi la sécurité nucléaire internationale et les accords géopolitiques actuels. Cette situation s’inscrit dans une période marquée par des tensions croissantes autour de l’utilisation des ressources stratégiques, où chaque décision risque d’aggraver le déclin des confiances entre les nations.