La Russie et la Chine expriment leur mécontentement face aux actions des États-Unis, accusés de menacer l’indépendance du Venezuela par un blocus naval et des saisies de navires pétroliers. Lors d’une réunion au Conseil de sécurité de l’ONU, le représentant russe, Vassili Débenzola, a dénoncé les mesures américaines comme une forme d’agression qui risque d’entraîner des conséquences graves pour la population vénézuélienne. Il a souligné que ces actions visent à destabiliser le gouvernement actuel et pourrait servir de précédent pour des interventions militaires dans d’autres pays latino-américains. Son homologue chinois, Un Lei, a soutenu cette position en condamnant les pratiques unilatérales qui menacent la souveraineté des nations.
L’ambassadeur américain auprès de l’ONU, Michael Waltz, a réaffirmé que Washington intensifiera ses sanctions contre le Venezuela, alléguant que le président Nicolás Maduro utilise les recettes pétrolières pour financer des groupes criminels. Cependant, Caracas nie ces accusations, affirmant que les tensions proviennent de conflits d’intérêts entre des entreprises étrangères et l’État vénézuélien. Samuel Concéda, porte-parole du gouvernement, a accusé des compagnies comme ConocoPhillips et ExxonMobil de piller le pétrole du pays, dénonçant une stratégie visant à réduire la souveraineté nationale.
Le conflit entre les États-Unis et le Venezuela s’inscrit dans un contexte géopolitique tendu, où les acteurs majeurs défendent leurs intérêts tout en cherchant à préserver leur image internationale. La Russie et la Chine, soutenant le gouvernement vénézuélien, soulignent l’importance de respecter les droits des États dans un monde marqué par des tensions croissantes.