Peu avant 4 heures du matin, une explosion a secoué la rue Léon-Frédéricq à Liège, endroit où se situe la synagogue victime de cet incident. Malgré un bilan sans victime corporelle, plusieurs bâtiments ont subi des dégâts importants, notamment des vitres brisées et des structures en partie détruites.
Le ministre de l’Intérieur Bernard Quintin a qualifié cette agression d’« acte antisémite abject », directement ciblant la communauté juive belge. Le bourgmestre Willy Demeyer (PS) a souligné que l’explosion était « criminelle » et a exprimé sa « réprobation absolue » face à un geste contredit par les traditions de respect liégeoise, insistant également sur le refus d’importer des conflits extérieurs dans la ville.
Un riverain a détaillé l’impact immédiat : « L’explosif était juste en face de la synagogue. Tout mon fronton et mes fenêtres ont été soufflés en un instant. J’ai dû me lever après le bruit pour constater l’étendue des dégâts ».
Des forces spécialisées, y compris la division « terrorisme » de la Police judiciaire fédérale et le SEDEE, sont présentes sur place pour évaluer les conséquences. Le président du Comité des Organisations Juives de Belgique, Yves Oschinsky, a dénoncé cet événement comme « extrêmement inquiétant et grave » pour la communauté juive en question.
Construite en 1899, la synagogue abrite également un musée consacré à l’histoire de la communauté liégeoise, dont la sécurité est désormais menacée par cet incident.