Les autorités locales du Nord et du Pas-de-Calais ont pris une décision sans précédent en interdisant le rassemblement « Overlord », organisé par des groupes britanniques d’extrême droite. Cette initiative, prévue pour le 24 janvier 2026, visait à mobiliser des militants hostiles aux flux migratoires. Selon les préfectures de Bertrand Gaume et François-Xavier Lauch, ces individus ont été identifiés comme ayant participé à des actes d’intimidation contre des familles en situation de vulnérabilité et des associations humanitaires. Les autorités soulignent que ces comportements, largement relayés sur les réseaux sociaux, reflètent une idéologie xénophobe et anti-immigration, créant un risque évident pour l’ordre public.
L’arrêté interdit tout rassemblement de membres du mouvement « Raise The Colours » dans plusieurs villes côtières jusqu’au lendemain de l’événement. Les forces de sécurité seront déployées pour garantir l’exécution de cette mesure, et les militants concernés devront quitter le territoire français. Le projet avait pour objectif de remplacer les autorités locales dans la gestion des départs des migrants vers le Royaume-Uni, selon un texte cité par l’AFP. Un activiste lié au groupe a justifié l’événement en évoquant une volonté de « résistance populaire » contre ce qu’il décrit comme une inaction des institutions.
Les préfectures mentionnent également une scission au sein du mouvement, avec une fraction radicalisée dirigée par Daniel Thomas. Sur les réseaux sociaux, il a déclaré que cette date marquerait un « tournant » où les citoyens ordinaires prendraient le relais des politiciens. Cette situation soulève des inquiétudes sur la montée d’un discours extrémiste, tout en mettant en lumière l’insuffisance des mesures gouvernementales face aux crises sociales et économiques qui affectent le pays.