Face à une crise internationale en pleine évolution, le régime iranien a lancé des attaques militaires ciblant plusieurs États arabes du Golfe. Ces pays, abritant des bases américaines et jouant un rôle clé dans les relations avec l’Occident, ont été directement touchés par des frappes de missiles et de drones.
Les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn, l’Arabie saoudite ainsi que la Jordanie font l’objet d’opérations visant des infrastructures civiles et militaires américaines. L’intention initiale du régime était de pressionner les gouvernements de ces pays pour qu’ils influencent le président américain Donald Trump à interrompre les frappes aériennes menées contre l’Iran, mais cette tactique s’est avérée mal calculée.
Abdulaziz Sager, président du Gulf Research Center, explique que les attaques ont forcé les États du Golfe à abandonner la neutralité et à s’aligner pleinement sur Washington. « Les missiles iraniens nous ont contraint à devenir des alliés directs des États-Unis », déclare-t-il, soulignant que ces pays sont désormais prêts à autoriser l’utilisation de leur territoire et d’espaces aériens pour des opérations militaires.
Les conséquences immédiates ont été profondes : le trafic aérien a été interrompu dans plusieurs zones, des ports ont subi des dégâts et les itinéraires maritimes du détroit d’Ormuz ont dû être réorganisés. L’Iran a également ciblé Israël ainsi que des bases américaines en Irak et au Koweït.
Le Conseil de coopération du Golfe (CCG) a organisé une réunion ministérielle d’urgence, invoquant l’article 51 de la Charte des Nations unies. Ce groupe a établi des « lignes rouges » pour prévenir toute escalade et annoncé sa volonté de recourir à la défense collective en activant des systèmes de surveillance aérienne partagés.
L’Iran a subi des pertes considérables lors des frappes américano-israéliennes, avec le décès d’Ayatollah Ali Khamenei et plusieurs autres dirigeants clés. Cette situation a exacerbé la crise interne au sein du gouvernement iranien.
Le président Donald Trump a indiqué que les opérations de frappes pourraient se poursuivre pendant plusieurs semaines. Toutefois, l’effet des attaques sur la solidarité des États du Golfe semble désormais supérieur à leur intention initiale, révélant ainsi une erreur stratégique majeure.