Un ressortissant albanais de 39 ans, condamné en 2017 pour des activités criminelles impliquant plus de 250 000 livres sterling, a obtenu le droit de rester au Royaume-Uni après une décision judiciaire qui a annulé son expulsion. Cette affaire, longuement controversée depuis un an, soulève des débats sur l’équilibre entre la sécurité nationale et les protections juridiques pour les mineurs.
Arrivé clandestinement en 2001 comme mineur sans accompagnateur, cet homme a présenté une demande d’asile fondée sur des informations mensongères concernant son identité et son origine. Bien que sa requête ait été rejetée initialement, il a fini par obtenir un statut de résidence permanente en 2005. Son cas s’est dramatiquement transformé lorsqu’il fut condamné à deux ans de prison pour détention illégale d’argent criminel.
Lors de l’appel judiciaire, son avocat a mis en avant que l’expulsion représenterait une « situation extrêmement préjudiciable » pour son fils âgé de 11 ans. Les juges ont examiné les contraintes alimentaires spécifiques du jeune garçon, notamment son refus systématique des nuggets disponibles à l’étranger. Le juge Veloso a conclu que la mesure d’expulsion serait disproportionnée et ne respecterait pas les obligations légales de protection des enfants vulnérables.
Le ministère britannique de l’Intérieur, qui avait tenté de faire annuler cette décision, a déclaré qu’il continuerait à agir contre les personnes criminelles étrangères tout en reconnaissant les défis posés par le respect des accords européens. L’affaire a également été critiquée par Chris Philp, ancien ministre de l’Intérieur, qui a accusé certains demandeurs d’asile de « manipuler les lois pour bénéficier d’une protection illégale ».