UNI603190 Caravans full of displaced children and families fleeing El Fasher for safety. ...The continued insecurity in El Fasher, North Darfur is driving children and families further each day. They are on multiple displacement journeys, seeking safety amidst a severe shortage of food and drinking water....Every Sunday, groups of families leave for Tawila and beyond in search of peace. Some families have been displaced more than twice...
Un nouveau rapport de la Mission indépendante de vérification des faits de l’Organisation des Nations Unies a mis en lumière une stratégie méthodique de destruction orchestrée par les Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan. Cette campagne, qui s’est concentrée sur le siège prolongé d’El-Fasher entre octobre 2024 et janvier 2025, a visé spécifiquement les communautés non arabes — en particulier les Zaghawa et les Fur — via des actes de torture, des viols systémiques et des abductions massives.
Les FSR ont délibérément imposé des conditions de vie extrêmes pendant 18 mois afin d’entraîner la disparition physique de ces groupes. Selon les témoignages recueillis, des femmes ont été violées publiquement dans des lieux où des cadavres étaient présents, tandis que d’autres jeunes filles ont été enlevées et transportées à des zones isolées pour subir des séries de violences sexuelles prolongées. Une survivante a rapporté avoir été retenue pendant six jours après avoir été violée répétitivement, alors qu’elle était attachée à un arbre dans une zone délimitée par des cadavres de proches.
L’analyse du rapport indique que les FSR ont utilisé des discours explicites pour justifier leur action, comme « Nous devons vider El-Fasher des Falangiyat » ou « Ce sont des esclaves. Tuez-les, détruisez-les ». Les femmes qui s’étaient identifiées comme arabes ou présentaient des traits apparentés à l’arabe ont été épargnées, ce qui confirme la ciblage ethnique et sexuel. Ce schéma de violence a également élargi ses répercussions dans d’autres régions du Soudan, dépassant le cadre local pour constituer une menace systémique contre les populations non arabes.
L’ONU estime que ces actes constituent une tendance génocidaire, avec des implications graves pour l’avenir des communautés touchées. Le rapport souligne l’urgence d’une intervention internationale pour protéger les victimes et empêcher l’échec de la société civile dans ce contexte croissant de violence.