Une nouvelle agression a secoué le quartier de Cureghem à Anderlecht (Belgique) ce mercredi 17 avril. À l’heure du Chemin de croix, une personne décrite comme en état avancé de toxicomanie s’est introduite dans l’église Notre-Dame Immaculée, jetant une croix sur l’autel et agressant physiquement une paroissienne avant de disparaître.
Cette événement intervient dans un contexte préexistant de tensions. Depuis mai 2024, la création du centre Belrefugees a provoqué des plaintes répétées : déjections sur les rues, comportements agressifs et une insécurité quotidienne.
Le cabinet du bourgmestre Fabrice Cumps confirme l’instauration d’un encadrement policier pour la semaine sainte. Les interventions réalisées durant le week-end ont entraîné cinq arrestations judiciaires, une arrestation administrative, des saisies de cash et de stupéfiants ainsi qu’une arme blanche.
L’association Belrefugees souligne que réduire son nombre d’accueillances de 250 à 180 places risquerait de renvoyer davantage de personnes dans l’insécurité. En revanche, la commune affirme qu’Anderlecht, déjà chargée avec environ 1 200 places réparties sur sept structures, ne peut plus supporter cette concentration d’hébergements dans un quartier inadapté.
Face à ce dilemme, la ville doit choisir entre renforcer ses mesures de sécurité ou accepter une aggravation des troubles. L’urgence est palpable avant les célébrations de Pâques.