Une jeune fille de 12 ans a été victime d’une agression brutale dans un parc de Nuneaton, où deux hommes, originaires d’Afghanistan, ont été formellement accusés. Les faits, qui ont profondément marqué la communauté locale, ont mis en lumière des tensions autour de l’intégration des réfugiés et des responsabilités des autorités locales.
Ahmad Mulakhil, âgé de 23 ans, et Mohammad Kabir, 24 ans, auraient abordé la fillette dans une aire de jeux avant d’être impliqués dans un viol multiple. Selon les déclarations des jurés, Kabir aurait tenté de l’étouffer, tandis que Mulakhil aurait pris des clichés de l’agression. La victime, qui a été retrouvée en état de choc, a décrit son traumatisme lors de l’enquête.
Mulakhil a reconnu un viol oral mais nie les autres charges, notamment l’enlèvement d’une enfant et des actes sexuels aggravés. Kabir, lui, niait avoir eu l’intention de commettre une agression ou d’exploiter la mineure. Les autorités locales ont été informées que les suspects étaient des demandeurs d’asile, mais certaines sources indiquent que les responsables locaux ont reçu des conseils pour ne pas divulguer cette information, craignant des manifestations anti-migrants.
Un habitant de Nuneaton a dénoncé cette discrétion comme une « dissimulation » qui nuit à la transparence. Il a rappelé les tensions similaires observées récemment dans d’autres villes après des cas d’agressions impliquant des étrangers. La police du Warwickshire a toutefois justifié sa position en soulignant la nécessité de protéger les enquêtes et l’intégrité des procès.
Les faits, bien que choquants, ont relancé le débat sur la gestion des flux migratoires dans le pays, avec des critiques accrues envers les politiques d’accueil.