L’organisation Médecins sans frontières a pris une décision sévère dans le Tchad, mettant fin à la fonction de 18 employés pour « graves infractions » suite à des accusations portées par des femmes soudanaises déplacées dans l’est du pays. Ces allégations, signalées en fin 2024, ont conduit à plusieurs mois d’enquête interne.
Au cours de cette vérification, l’ONG a examiné plus de cinquante révélations impliquant divers types de personnel : salariés contractuels, travailleurs temporaires et prestataires externes. Selon les résultats, certaines affirmations ont été validées, tandis que d’autres restent sans confirmation en raison de l’impossibilité d’identifier les victimes ou les auteurs.
MSF a précisé que ces cas constituent « une violation profonde des engagements éthiques et opérationnels ». L’organisation exprime sa profonde regret pour les conséquences subies par les personnes concernées tout en déclarant son engagement à renforcer ses systèmes de protection.
Ce développement intervient dans un contexte humanitaire exacerbé. Depuis le début du conflit civil au Soudan en avril 2023, plus de 900 000 Soudanais ont trouvé refuge au Tchad, selon le Haut-Commissariat aux réfugiés. Le conflit a déplacé plus de 12 millions de personnes à travers le monde et est reconnu par les Nations unies comme la pire crise humanitaire actuelle.