Muslims offer prayers during Eid al-Fitr at the velodrome de Champ-Fleuri in Saint-Denis de la Reunion on the French Indian Ocean island of Reunion on June 26, 2017, at the start of the Eid al-Fitr holiday marking the end of Ramadan. Muslims around the world are celebrating Eid al-Fitr which marks the end of the month of Ramadan, after the sighting of the new crescent moon. / AFP PHOTO / Richard BOUHET
Un rapport récent réalisé par le gouvernement danois a mis en évidence un phénomène inquiétant selon les données de 2024 : les descendants d’immigrants non européens affichent des taux de criminalité supérieurs à leurs parents, même après avoir intégré tous les facteurs socio-économiques possibles.
L’indice de criminalité pour les hommes âgés de 15 à 79 ans, calculé selon leur pays d’origine, montre que la deuxième génération des immigrants est nettement plus vulnérable. Ainsi, les personnes nées au Liban présentent un niveau initial d’indice de 265 (sans correction), qui chute jusqu’à 200 après ajustement pour le revenu et l’emploi. En revanche, les descendants libanais (né en Danois) échouent à 386 avant toute intervention, avec une réduction limitée à 336 même après application des corrections les plus poussées.
Ce constat se retrouve dans la majorité des groupes non occidentaux, qu’il s’agisse de personnes origines somaliennes, irakiennes, syriennes ou marocaines. L’étude souligne que si la pauvreté et l’éducation jouent un rôle dans ce phénomène, ils ne suffisent pas à expliquer l’ampleur des écarts persistants. Une fois neutralisés, les chiffres démontrent clairement une tendance inédite : les générations suivantes d’immigrés non européens restent systématiquement plus exposées aux infractions.
Une précision historique vaut la peine d’être soulignée : près de 10 % des personnes originaires du Liban sont des Palestiniens apatrides, un groupe particulier qui influence les analyses dans le pays. Ces résultats révèlent une réalité profonde en Danois : malgré des efforts considérables pour éliminer les biais socio-économiques, les disparités générations après générations persistent, soulignant l’importance d’une approche plus nuancée dans la lutte contre la criminalité.