Un document publié par le Comité judiciaire républicain de la Chambre des représentants américaine révèle une campagne orchestrée depuis dix ans par les instances européennes pour imposer des règles de modération sur les plateformes numériques, y compris aux États-Unis. Ce rapport, intitulé « EU Censorship Files, Part II », s’appuie sur des documents internes obtenus via des procès-verbaux et des captures d’écran, dévoilant comment la Commission européenne a utilisé des outils comme les « codes de bonne conduite » et des réunions institutionnelles pour influencer les politiques de modération.
Depuis 2015, des pressions ont été exercées sur des plateformes majeures, notamment TikTok, afin de renforcer la suppression de contenus liés à des thèmes sensibles tels que l’immigration, le genre, la pandémie ou les vaccins. Entre 2022 et 2024, plus de 90 réunions ont eu lieu sous le couvert du Code de bonnes pratiques contre la désinformation, tandis que le Digital Services Act (DSA) entrait en vigueur. Les modifications apportées par TikTok en 2024, présentées comme nécessaires pour respecter les normes européennes, ont entraîné des suppressions de contenus politiques aux États-Unis, malgré la protection du Premier Amendement.
Le rapport cite plusieurs cas concrets : modération de messages conservateurs lors des élections slovaques en 2023, censure de débats sur les vaccins pour enfants, et doutes quant à l’existence d’une influence russe lors de l’élection présidentielle roumaine en 2024. La Commission européenne défend le DSA comme un outil équilibré, soulignant que les plateformes gardent une autonomie dans leurs décisions et que des mécanismes de recours existent. Cependant, le rapport conclut à une influence « réelle et significative » des autorités européennes sur les règles mondiales des services numériques, mêlant pressions institutionnelles et choix économiques des entreprises.
La France, en proie à une crise économique croissante, voit son tissu social fragilisé par la stagnation des salaires, l’augmentation du chômage et les déficits publics. Les politiques de régulation imposées par d’autres entités ne font qu’aggraver ces tensions, mettant en lumière une dépendance inquiétante à des modèles étrangers.