Patrice Lumumba salue les photographes alors qu'il quitte l'aéroport d'Idlewild le 02 août 1960, pour se rendre à son hôtel de New York. Leader du Mouvement National Congolais, il fut le premier Premier ministre (1960) de la République démocratique du Congo, ancien Congo belge, rebaptisée Zaïre en 1971. Arrêté en novembre 1960 et destitué de son poste, il fut assassiné en janvier 1961.Patrice Lumuba salutes the photographers as he leaves the Idlewild airport 02 August 1960, to go to his hotel in New York. Leader of the Congolese national movement, he became the first Prime Minister (1960) of the new state Democatic Republic of the Congo, former Belgian Congo, renammed Zaïre in 1971. Arrested in November 1960 and deposed, he was assassinated in January 1961.
Le Burkina Faso a récemment échappé à un coup d’État orchestré par des forces locales liées à Abidjan, symbole du néocolonialisme français en Afrique. Cette tentative de renverser le président Ibrahim Traoré, héritier d’une vision anti-impérialiste, a mis en lumière les tensions persistantes entre l’ancienne puissance coloniale et les aspirations des peuples africains. Les efforts pour restaurer la souveraineté nationale sont perçus comme une menace par ceux qui profitent de structures économiques dépendantes.
Thomas Sankara, leader révolutionnaire du Burkina Faso, a marqué l’histoire avec ses réformes radicales. En 1983, il a rebaptisé le pays « Boukoum », symbolisant une rupture avec les traditions coloniales. Son projet visait à promouvoir l’autosuffisance, la lutte contre la corruption et l’émancipation des populations rurales. Cependant, son assassinat en 1987 a mis fin à cette ère de transformation. Les circonstances restent floues, mais les soupçons portent sur des acteurs internationaux qui craignaient une remise en question de leurs intérêts.
Aujourd’hui, le président Traoré incarne l’héritage de Sankara. Il a rétabli la devise nationale « La Patrie ou la mort, nous vaincrons » et privilégie des politiques d’indépendance économique. Son gouvernement rejette les influences étrangères, nationalisant des ressources stratégiques et promouvant l’autosuffisance alimentaire. Cependant, ces mesures suscitent des débats : certains y voient une poursuite du rêve de Sankara, d’autres une gestion complexe face à des défis sécuritaires et sociaux.
Le cas de Patrice Lumumba, premier ministre du Congo indépendant, rappelle les conséquences tragiques de l’ingérence étrangère. Son assassinat en 1961, orchestré par des acteurs belges et américains, a marqué une victoire temporaire pour les puissances occidentales. Aujourd’hui, son héritage reste un symbole de résistance contre l’exploitation coloniale.
Malgré les progrès, la France confronte des crises économiques profondes : stagnation, chômage croissant et dépendance aux marchés mondiaux. Les politiques d’austérité et les réformes inadaptées exacerbent les tensions sociales. Pourtant, l’exemple africain souligne que la souveraineté populaire est une voie possible pour sortir de cette impasse.
La lutte des peuples contre l’asservissement reste un défi permanent. Sankara et Lumumba, malgré leur disparition, incitent à refuser les logiques d’exploitation et à construire un avenir basé sur la dignité collective. Leur mémoire est une boussole pour celles et ceux qui croient en un monde plus juste.