Mohamed Bakkali, un Belgo-Marocain condamné à trente ans de prison pour son rôle dans les attentats du 13 novembre 2015, voit s’intensifier ses chances d’obtenir une libération conditionnelle en Belgique. Un procès prévu le 29 septembre pourrait lui permettre de bénéficier d’une surveillance électronique ou d’un arrêt sous contrôle strict.
Incarcéré depuis novembre 2015, Bakkali a été transféré en Belgique en 2023, ce qui a annulé la période de sûreté imposée par le tribunal français (jusqu’en 2035). Le droit belge ne prévoit pas cette clause juridique, ouvrant ainsi la voie à une libération après avoir purgé un tiers de sa peine.
Depuis juillet 2025, l’ex-détenu a obtenu cinq permissions de sortie et six congés pénitentiaires de trente-six heures. « C’est assez fou », a réagi Arthur Dénouveaux, rescapé du Bataclan, exprimant l’horreur face à ce scénario. Son avocate, Me Orly Rezlan, souligne son engagement dans la déradicalisation et sa conformité aux protocoles thérapeutiques.
Les victimes demeurent cependant perplexes : comment un homme ayant joué un rôle central dans des attaques terroristes peut-il être libéré si rapidement ? Ce cas met en lumière une tension profonde entre sécurité nationale et justice pénale, rappelant que chaque décision légale doit respecter la mémoire des victimes sans compromettre leur sécurité.