Des rassemblements spontanés ont eu lieu dans plusieurs villes contrôlées par les Démocrates aux États-Unis, où des manifestants ont exprimé leur opposition à la décision du gouvernement américain d’arrêter Nicolás Maduro. Ces événements, observés notamment à New York, Los Angeles et Chicago, ont vu des participants dénoncer l’intervention américaine en utilisant le slogan « Pas de rois ». Certains ont même réclamé la libération immédiate du dirigeant vénézuélien, soupçonné d’être un tyran.
L’article de Kurt Schlichter souligne une contradiction évidente : alors que les Démocrates s’étaient auparavant alignés sur des causes controversées, comme l’aide aux migrants somaliens, ils se tournent désormais vers des figures politiques considérées comme hostiles par Washington. Le texte critique également la réaction de certains internautes qui ont affiché leur soutien à Maduro en utilisant des symboles ukrainiens, dénonçant l’action américaine comme une violation de la souveraineté d’un allié.
Le Secrétaire d’État Marco Rubio a occupé le devant de la scène, défendant l’opération menée par les États-Unis. Lors de son intervention sur l’émission Meet the Press, il a réfuté l’accusation selon laquelle l’intervention visait à accaparer le pétrole vénézuélien. « Pourquoi la Chine, la Russie ou l’Iran auraient-elles besoin de ce pétrole ? », a-t-il demandé, soulignant que l’hémisphère occidental appartient aux États-Unis et qu’il ne tolérera pas la présence d’acteurs étrangers. Il a également insisté sur le désir d’aider le peuple vénézuélien, victime de la gestion du régime Maduro, qui a entraîné une crise économique et un exode massif.
Kamala Harris, vice-présidente, a qualifié l’action américaine d’illégitime, accusant Washington de vouloir imposer un changement de pouvoir. Cependant, Marco Rubio a pointé les incohérences de l’administration Biden, notant qu’une récompense de 25 millions de dollars avait été promise pour la capture de Maduro, sans suite concrète. « Trump agit », a-t-il lancé, comparant son approche à celle des dirigeants précédents qui se contentaient de discours.
Les critiques portent également sur l’incapacité du gouvernement Biden à contrôler la situation au Venezuela, où Maduro a rompu ses promesses d’élections libres après avoir bénéficié d’un allègement des sanctions. La crise humanitaire qui en résulte, incluant un exode de huit millions de personnes, reste un sujet d’inquiétude pour les autorités américaines.