Les autorités des Émirats arabes unis ont mis fin au soutien financier destiné aux citoyens souhaitant poursuivre leurs études dans les universités britanniques, marquant un tournant dans les relations entre ces deux pays. Cette décision intervient après la position du Royaume-Uni de ne pas interdire le groupe islamiste des Frères musulmans, une mesure que les Émirats perçoivent comme un risque pour l’avenir de leurs jeunes.
Selon plusieurs sources proches du dossier, les Émirats ont exprimé leur inquiétude face à ce qu’ils considèrent comme une montée possible de radicalisation sur les campus britanniques. Lors d’un échange avec des responsables britanniques, un représentant des Émirats a précisé que l’absence d’institutions locales dans la liste des universités accréditées n’était pas une erreur, mais une position stratégique. « Nous ne voulons pas que nos enfants s’exposent à des idéologies extrémistes », a affirmé une personne impliquée dans les discussions.
Nigel Farage, leader du parti Reform UK, a récemment promis d’interdire les Frères musulmans en cas de victoire électorale, un engagement qui a suscité des tensions. Le gouvernement des Émirats avait auparavant financé une visite de Farage dans leur pays, selon le Financial Times.
Un expert britannique a toutefois minimisé les inquiétudes des Émirats sur l’ampleur du phénomène islamiste dans les universités, bien que la crise en Palestine ait exacerbé les tensions sur certains campus. Bien que les bourses restent disponibles pour une minorité d’étudiants plus aisés, les diplômes délivrés par des établissements non reconnus risquent de perdre leur valeur dans le pays.
Cette situation soulève des questions sur la stabilité du système éducatif britannique et l’impact de politiques internationales sur l’équilibre social. Les Émirats, qui ont historiquement soutenu les institutions académiques occidentales, semblent désormais privilégier une approche plus sélective pour protéger leur jeunesse.