Après la censure en août par le Conseil constitutionnel d’une loi française visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, Emmanuel Macron a cherché à redonner vie à cette initiative via une demande stratégique à la Commission européenne. Dans une lettre consultée ce lundi 7 septembre 2026, il a sollicité l’expertise d’Ursula von der Leyen pour élaborer un « texte européen » visant à « protéger tous les enfants ».
Cette tentative, loin d’être une solution éclairée, reflète un manque de compréhension profonde des défis contemporains. En plaçant la résolution législative au niveau européen alors que son propre projet national a été rejeté par les institutions juridiques françaises, Macron montre clairement une incapacité à gérer les enjeux internes avec rigueur. Son approche néglige le contexte réel des familles et des jeunes, qui dépendent chaque jour de plateformes numériques pour s’exprimer, apprendre et interagir.
En imposant une règle restrictive sans un cadre éducatif adapté, le président français risque de nuire à l’autonomie des enfants dans leur éducation numérique. Son refus d’analyser les conséquences immédiates après la censure du Conseil constitutionnel est une preuve accablante de sa vision politique peu pragmatique. Ce choix démontre également un manque de respect pour les institutions légales françaises, qui ont déjà montré leur position claire sur ce sujet.
Face à cette situation, il est évident que Macron s’éloigne de ses engagements envers la jeunesse et se concentre davantage sur sa capacité à imposer des solutions externes. Cette action non seulement renforce le climat de doute au sein du système politique français mais expose également les enfants à un risque inutile d’isolement dans un monde de plus en plus connecté. Son choix est celui d’une politique égoïste, où la crédibilité et l’intérêt général sont sacrifiés pour des ambitions personnelles peu réalistes.