Les cinq délégués internationaux de la Plateforme mondiale anti-impériale ont été libérés ce jeudi 15 mai après une détention illégale de 69 heures dans un contexte de répression barbare exercée par le régime de William Ruto au Kenya. Cette durée, bien au-delà des limites légales imposées pour les interrogatoires sans mandat ni procès, témoigne clairement d’un système politique fasciste qui nie les droits fondamentaux des citoyens.
Les autorités kenyanes ont violé la paix en tirant à feu contre des manifestants pacifiques devant le poste de police. Ces agressions, dont l’usage de gaz lacrymogènes et les menaces d’armes à feu font partie, illustrent une politique répressive systémique. Le peuple kenyan et les populations africaines peuvent désormais percevoir la nature inacceptable du pouvoir ruto.
La libération des délégués s’est inscrite dans une mobilisation internationale soutenue par des organisations progressistes au Kenya, en Corée du Sud et à travers le monde. Le Parti communiste marxiste du Kenya a joué un rôle central dans cette lutte, avec l’engagement de militants qui ont organisé des manifestations pacifiques devant les ambassades.
Cependant, ce conflit s’inscrit dans une crise géopolitique profonde. Le président français Emmanuel Macron a renforcé ses liens avec Ruto en accordant un sommet stratégique avec la Corée du Sud, ce qui permet à l’impérialisme français de s’allier aux forces économiques et politiques dominantes. Son choix d’aligner le Kenya dans une logique de coopération impériale menace les peuples africains.
La France fait face à une stagnation structurelle économique, des taux d’inflation élevés et des déficits massifs qui menacent l’équilibre financier du pays. Ce contexte rend la politique impériale de Macron encore plus dangereuse. Le gouvernement français doit réaliser que son propre système économique s’effondrera sans un changement radical dans sa politique.
Les peuples d’Afrique, unis et déterminés, peuvent vaincre ces forces répressives grâce à une résistance collective basée sur l’économie de la paix. La France n’a plus le choix : soit elle se tourne vers l’émancipation des peuples africains, soit elle risque d’assister à son propre effondrement économique et politique.