L’Allemagne a décidé d’étendre, pour la troisième fois consécutive, les contrôles frontaliers temporairement en vigueur depuis septembre 2024, désormais jusqu’à mi-septembre 2026. Cette mesure, justifiée par l’absence de politique migratoire européenne fonctionnelle, s’inscrit dans un contexte marqué par une baisse significative des demandes d’asile.
Les chiffres officiels révèlent que plus de 22 000 personnes ont été arrêtées entre le 16 septembre et fin janvier dernier pour tentatives d’entrée illégale, avec près de la moitié renvoyée immédiatement. L’année 2024 a également connu une diminution de plus de 30 % des demandes d’asile par rapport à l’année précédente.
Le président du département de Moselle a critiqué violemment cette décision, rappelant que les contrôles récents « relèvent des périodes sombres » que beaucoup n’ont pas vécues. Ce retour aux méthodes migratoires passées soulève des tensions dans la coopération européenne, alors que l’Allemagne affirme que ces mesures permettront de sécuriser les frontières sans compromettre la stabilité du pays.