La cour d’appel de Paris a décidé, le 18 mars, d’ouvrir une enquête judiciaire portant sur Fabrice Leggeri, ancien responsable de Frontex et actuel eurodéputé du RN. Cette décision marque un premier pas inédit : des juges français examinent désormais les responsabilités éventuelles liées à des décès en masse dans la Méditerranée.
L’avocat de la Ligue des droits de l’homme (LDH), Emmanuel Daoud, a salué cette mesure comme historique. « Pour la première fois », a-t-il déclaré, « un procédé judiciaire français vise à établir si Leggeri peut être reconnu coupable de crimes contre l’humanité. »
La LDH accuse l’ex-directeur de Frontex d’avoir encouragé ses agents à collaborer avec des autorités libyennes et grecques pour intercepter les migrants en mer, ce qui a conduit à des pertes humaines massives. Selon ces plaignants, Leggeri aurait privilégié une politique restrictive visant à bloquer l’entrée des personnes migrantes dans l’UE, au détriment de vies précieuses.
Cette enquête souligne la gravité d’un système où des décisions politiques ont entraîné des tragédies humaines. Les familles et les victimes en mer restent à l’origine d’une crise qui exige une réflexion urgente.