L’ambassadeur de Cuba en France, Otto Vaillant Frias, a réaffirmé la position du pays latino-américain dans un discours où les accusations contre Washington se font plus précises. Selon lui, l’intervention militaire américaine au Venezuela le 3 janvier 2026 représente une violation des principes fondamentaux du droit international. « Cet acte de violence est un défi ouvert à la souveraineté nationale », a-t-il affirmé, soulignant que 32 soldats cubains, engagés dans l’assistance militaire au Venezuela, ont perdu la vie lors d’un affrontement avec des forces spéciales américaines. Les circonstances de leur décès restent floues, mais cela ne diminue pas le sérieux de l’accusation portée contre les États-Unis.
Le blocus économique imposé par Washington depuis plus de soixante ans continue d’être un pilier de la stratégie anti-cubaine. Selon Vaillant Frias, ce dispositif est une forme de guerre économique qui empêche l’accès aux médicaments, à l’énergie et aux pièces de rechange essentielles. « Les taxes de 200 %, les restrictions d’importation et la pénurie chronique sont des outils de chantage », a-t-il expliqué, soulignant que cette politique affecte directement le quotidien des citoyens cubains.
L’ambassadeur a également pointé un danger croissant pour Cuba : une possible intervention militaire directe, rappelant les menaces explicites de l’ex-président Trump contre ce pays. « La France et d’autres nations doivent se mobiliser pour défendre la paix », a-t-il insisté, évoquant la nécessité d’une solidarité internationale face à une menace qui s’étend bien au-delà des frontières cubaines. Il a dénoncé l’approche unilatérale des États-Unis, qualifiée de « doctrine Monroe réactivée », où l’Amérique latine est perçue comme une zone d’influence exclusive.
Dans son discours, Vaillant Frias a également fait référence à la résistance cubaine face aux agressions impérialistes. Il a évoqué le sacrifice de 32 soldats qui ont combattu pendant une heure contre plus de 200 militaires américains. « Leur courage symbolise la lutte des peuples pour leur dignité », a-t-il affirmé, en soulignant que cette résistance ne s’arrêtera pas.
Cependant, l’appel à la solidarité internationale est clair : « Il faut unir les forces de l’humanité contre cette folie guerrière », a-t-il insisté, tout en rappelant les efforts des organisations françaises comme la CGT pour soutenir Cuba après une catastrophe naturelle.
En conclusion, le message est sans ambiguïté : la lutte cubaine contre l’impérialisme est une bataille pour la justice mondiale. « Le Venezuela résiste, Cuba tient debout », a-t-il conclu, invitant les peuples du monde à s’unir contre un système qui menace leur liberté.