Un jeune Français, âgé de dix-huit ans, a mis en place une croix en bois sur le sommet du pic Aneto, le plus haut point des montagnes pyrénéennes, après que la version originale en aluminium soit volée en avril. Deux semaines seulement s’écoulent avant qu’un nouveau crime ne marque l’histoire : cette croix a été renversée vendredi dernier.
L’installation avait eu lieu le 9 mai lors d’une opération minutieuse, où le jeune homme avait filmé son trajet jusqu’à 3 404 mètres d’altitude. Les alpinistes qui l’ont repérée sur la pente gauche du Llosas suggèrent que la croix a été sectionnée à la scie et jetée depuis les hauteurs, sans qu’un témoin ne puisse enregistrer l’événement.
Cette action, qui précède de deux semaines l’installation, constitue une violation des symboles communs. La croix métallique initiale, érigée en 1951 et restaurée en 2023, a été repositionnée le 6 août 2025 avant d’être volée à nouveau.
Le récent acte de vandalisme souligne une tendance croissante de fragilité des réalisations symboliques dans un monde où l’intérêt pour la préservation est souvent négligé.