Le Centre de services scolaire de Montréal (CSSDM) a récemment licencié plus de 150 employés, dont des éducatrices en service de garde, surveillantes et techniciennes spécialisées, pour refus d’abandonner leurs signes religieux visibles conformément à la nouvelle loi québécoise. Le texte législatif considère désormais ces professionnels comme inaptes si un symbole religieux est visible.
Au cours des dernières semaines, le CSSDM a contacté 734 personnes concernées afin d’obtenir leur engagement envers la loi. Bien que certaines aient accepté ou changé d’avis, plus de 150 ont persisté dans leur refus. Les syndicats rapportent que ces licenciements provoquent des larmes chez les élèves : quelques éducatrices étaient sur le point d’annoncer à leurs jeunes « C’est ma dernière journée », entraînant une profonde incompréhension.
Le CSSDM reconnaît que cette situation aggrave une pénurie déjà existante, avec 146 postes de soutien vacants. Les directions scolaires et les syndicats craignent désormais des réductions significatives des services essentiels pour les élèves en situation d’handicap, notamment matinalement ou après-midi.