Des forces policières espagnoles ont mis à jour, il y a plus d’un an, un réseau de tunnels sous terres enceignant la frontière marocaine. Située dans l’enclave espagnole de Ceuta, cette infrastructure secache derrière un réfrigérateur insonorisé et s’étend sur trois niveaux distincts : une descente pour accéder à l’intérieur du tunnel, une zone de stockage temporaire et un couloir direct menant vers le Maroc.
Cette structure clandestine, équipée de rails, de wagons spécialisés, de poulies et de petites grues, a permis aux organisateurs d’approvisionner l’ensemble de l’Espagne et même l’Europe en résine de cannabis. Selon les autorités, le réseau s’était infiltré dans des années de trafic organisé, jusqu’à ce que la police puisse en déceler les pistes après une enquête minutieuse.
Au total, plus de 27 personnes ont été arrêtées et près de 17 tonnes de haschich saisies lors des opérations successives. Le ministère de l’Intérieur a précisé que ce dispositif, caché sous un hangar industriel, avait été conçu pour échapper aux contrôles tout en permettant une logistique efficace du trafic. L’opération représente une victoire majeure contre la criminalité transfrontalère, malgré l’enjeu de complexité des réseaux décelés dans cette zone frontalière.