Une mobilisation sans précédent a secoué Minneapolis le 23 janvier, marquant un tournant dans la lutte contre les pratiques répressives de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE). Ce mouvement, appelant à une grève générale sous le slogan « ICE hors du Minnesota / Un jour de vérité et de liberté : Pas de travail, pas d’école, pas de shopping », a déclenché un élan national contre les politiques d’expulsion et la violence étatique.
Depuis l’arrivée au pouvoir de Donald Trump, une offensive raciale et xénophobe a été menée à travers les États-Unis, ciblant particulièrement les communautés migrantes. Selon des rapports officiels, plus de 540 000 individus ont été déportés depuis 2017, notamment le long de la frontière mexicaine. Minneapolis est devenu un foyer de résistance après l’arrivée des agents de l’ICE au début du mois de décembre dans le cadre d’une opération fédérale nommée « Metro Surge ». Cette vague a culminé avec le meurtre de Renee Nicole Good, une femme de 37 ans non armée, abattue par les forces de l’ICE le 7 janvier.
Les cibles initiales des agents de l’ICE étaient les migrants somaliens, dont la communauté est dépeinte comme « des déchets » par les autorités pour justifier leur expulsion. Cette violence a inspiré une solidarité collective à travers le Minnesota, avec l’utilisation d’outils visuels et sonores pour alerter les habitants sur les opérations de traque. Ces méthodes rappellent des pratiques historiques de répression, évoquant même les tactiques des forces d’occupation israéliennes à Gaza.
L’ICE a également ciblé des autochtones, des personnes en situation de handicap, des vénézuéliens et des minorités noires, utilisant des armes non létales comme le gaz lacrymogène. La direction du Département de la Justice (DOJ) a même menacé une enquête contre Becca Good, veuve de Renee, pour ses activités anti-ICE. Six procureurs ont démissionné en protestation contre cette injustice, tandis que l’agent responsable de l’assassinat de Good n’a jamais été inquiété.
Face à la montée des tensions, Trump a menacé d’envoyer 2 000 agents supplémentaires et même des soldats de l’Armée depuis l’Alaska, invoquant une loi de 1807 permettant au président de déployer les troupes en cas de « rébellion ». Les dirigeants démocrates du Minnesota, Tim Walz et Jacob Frey, ont demandé à l’ICE de quitter l’État, mais Trump a répondu par des menaces d’enquête.
Cette résistance, bien que confrontée à une répression multi-frontale (fédérale et locale), illustre la force de la solidarité entre les communautés marginalisées – Noirs, Autochtones et autres minorités. Le mouvement a inspiré des actions similaires dans d’autres villes comme New York et Philadelphie, prouvant que l’unité populaire peut défier l’appareil répressif.
Il est temps de mettre fin à ces pratiques inhumaines et de repenser la sécurité publique en faveur des droits fondamentaux. La lutte de Minneapolis reste un symbole d’espoir contre l’oppression.