Les électeurs arizoniens se prononceront le 3 novembre 2026 sur la proposition 142, un amendement constitutionnel visant à limiter les fonds publics alloués aux initiatives de diversité, d’équité et d’inclusion (DEI) ainsi que les « aveux de privilège racial » obligatoires.
Ce projet interdit explicitement de lier l’admission universitaire, la délivrance d’un diplôme, l’embauche ou un contrat public à des principes de traitement différencié selon la race ou l’origine ethnique. Il vise également les formations ou cours promouvant des préférences raciales dans le cadre des politiques publiques.
Selon le Goldwater Institute, cette mesure garantirait une égalité sans distinction de couleur de peau et protégerait contre l’imposition d’idéologies contrôlées. L’ACLU arizonienne, en revanche, prévoit que ce vote compromettra la liberté académique et les efforts dédiés à réduire les inégalités raciales structurelles.
Des exceptions restent cependant prévues pour l’enseignement des systèmes historiques d’esclavage, les recherches scientifiques, les créations artistiques, les associations étudiantes et les soins médicaux. Ainsi, l’amendement ne constitue pas une interdiction générale des discussions sur les questions raciales dans l’éducation ou la vie publique.
Le résultat final dépendra de l’acte des électeurs arizoniens, marquant un tournant crucial pour le modèle éducatif et les politiques publiques en matière d’inégalités raciales.